Entre illustratrices #1 : Corinne Baret

illustratrice et journaliste.

Quand on est illustratrice, ou tout simplement à son compte et qu’on travaille chez soi, on est très souvent seul(e) et face à soi-même ! En cette rentrée, j’avais au contraire très envie d’aller à la rencontre de mes collègues illustratrices de Nancy. J’ai alors eu l’idée de leur proposer une interview agrémentée d’un portrait illustré.

Pourquoi, me direz-vous ?

Pour partager un moment, découvrir des personnalités différentes, m’enrichir de leurs expériences et témoignages, de leurs astuces et références graphiques. 

Tous ces portraits pourraient également devenir un calendrier 2021 des illustratrices nancéiennes, dans la même vague que « Culottées » de Pénélope Bagieu ou « Histoires du soir pour filles rebelles ». Cela permet de mettre en avant des femmes qui croient en leurs rêves et ne lâchent rien pour y arriver !

Corinne Baret a été la première à m’ouvrir sa porte !

Je suis accueillie chaleureusement avec un petit café de bienvenue. Ses yeux pétillants et son sourire me mettent tout de suite à l’aise. On s’installe dans la cuisine, discutons spontanément de tout ce qui nous anime et nous fait vibrer, puis nous échangeons nos costumes : ce sera moi la journaliste aujourd’hui et elle l’illustratrice ! 

Corinne est née à Nancy en 1964. Elle est illustratrice jeunesse et travaille pour plusieurs éditeurs, la presse, le scolaire. Pour moi, elle a un style qui se rapproche de Sempé (Le petit Nicolas), d’Elise Gravel et de Tomtom et Nana.

Entrons dans le vif du sujet

Quel est ton parcours professionnel ? Qu’est-ce qui t’a conduit à l’illustration ?

J’ai fait un IUT en publicité. Mon rêve était de travailler à l’Est Républicain. J’y ai commencé à temps plein au service pub où je m’occupais de la mise en page et de la mise en couleurs puis en tant que journaliste. Je n’ai pas fait d’école de dessin et je rame encore souvent pour réussir à dessiner ce que j’ai en tête. C’est de l’acharnement. J’ai eu mon 1er livre à illustrer quand ma 3e fille avait 2 ans. Et les commandes se sont succédées. J’ai beaucoup dessiné la nuit quand elles dormaient toutes les 4.

Parle-moi des albums jeunesse que tu as illustrés ?

Un jour, je rencontre une auteure jeunesse qui avait vu des illustrations en papier déchiré et m’a conseillé d’en proposer à un éditeur. J’ai envoyé une image et le Père Castor a proposé un rendez-vous pour en voir d’autres. J’avais quasi rien. J’ai vite fait un book. Trois mois après la rencontre, j’ai reçu un texte à illustrer : « Espéce de Cucurbitacée » qui a été adapté en dessin animé !. Quatre autres livres ont suivi au Père Castor : « L’affaire du pompon » par exemple, une histoire dont le décor s’inspire directement du Parc Sainte Marie et de son manège. 

Aujourd’hui, je suis journaliste à mi-temps à L’Est Républicain (depuis 11 ans déjà) et illustratrice jeunesse.

Quels sont tes projets du moment ?

Dernièrement, j’ai illustré une série « Chacha » pendant 5 ans (56 épisodes » dans ‘Je lis déjà » chez Fleurus presse. La série va être reprise en petits livres au Potager Moderne (Maison d’édition Nancéienne) !

Projet du moment : je fais les crayonnnés d’une future série avec l’auteur de Chacha… A suivre !!!

Quelles sont tes inspirations, tes influences, les illustrateurs que tu admires ?

Sempé évidemment, Anouk Ricard, Olivier Tallec, Thomas Baas, Catel Muller… Et puis les artistes du coin : Frederique BertrandSerge Bloch

Quelles sont tes techniques ?

Le papier déchiré, l’encre, l’acrylique (une galère) et puis maintenant Photoshop parce que « Pomme Z c’est quand même bien pratique !! » Je viens aussi d’acquérir un iPad avec lequel je vais me mettre à Procreate !

Sur quels sujets aimes-tu écrire ?

L’environnement et l’écologie, le vélo et les migrants.

Merci Corinne pour cet échange enrichissant 🙂 Vous pouvez découvrir son travail ICI !

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